Quartier

La rue Marie Stuart

Suite au décret de saint Louis en 1256 interdisant la prostitution dans Paris, les prostituées doivent s’installer au-delà de l’enceinte de Philippe-Auguste (qui correspond à la rue Étienne-Marcel), notamment le long de la voie vers Saint-Denis (actuelle rue Saint-Denis).

La rue Marie-Stuart est à l’origine une de ces rues où la prostitution s’opère, sous le nom de « rue Tire-Vit », tout comme sa voisine la rue Dussoubs s’appelait la « rue Gratte-Cul ».

Dans la seconde moitié du XIVe siècle, l'enceinte de Charles V (correspondant à la rue d’Aboukir et aux Grands Boulevards) intègre le quartier à la Ville ; la rue change peu de temps après de nom (peut-être au début du XVe siècle) pour celui moins vulgaire de « rue Tire-Boudin ».

Selon une anecdote racontée par l'historien Henri Sauval, la reine d'Écosse Marie Stuart aurait remarqué cette rue après son mariage en 1558 avec le Dauphin (futur François II) : « Marie Stuard femme de François II, passant dans cette rue, en demanda le nom ; il n’étoit pas honnête à prononcer ; on en changea la dernière syllabe, & ce changement a subsisté. De toutes les rues affectées aux femmes publiques, cette rue, & la rue Brisemiche, étoient les mieux fournies. »

Le nom actuel de la rue ne fut donné qu’en 1809 par le ministre Joseph Fouché, à la suite de la demande des riverains : « Il me semble que le nom de Grand-Cerf, qu’ils proposent de substituer à l’ancien, a quelque chose d’ignoble : cela rappelle plutôt l’enseigne d’une auberge que le nom d'une rue. Je pense qu’il est convenable de lui donner le nom de la princesse à qui la rue Tireboudin doit son premier changement. Le nom de Marie Stuart rappellera une anecdote citée dans tous les itinéraires de Paris. »

En réalité, la rue Tire-Boudin était déjà connue sous ce nom dès 1419, alors que Marie Stuart a vécu de 1542 à 1587. (Visuels Haut/Bas. D.R)

La rue Marie Stuart

Le Quartier Montorgueil

A cheval sur le Ier et IIème arrondissement, le quartier Montorgueil est l’un des plus pittoresques de Paris. Essentiellement piéton, il conserve le charme d’un village en plein centre de Paris.

Le quartier est bordé au nord par la rue Réaumur, à l’est par l’intersection des rues Etienne Marcel et Turbigo, au sud par les Halles et l’église Saint Eustache, et enfin à l’ouest par la rue du Louvre et la place des Victoires. La rue Montorgueil, comme une partie du quartier, est directement issue du moyen-âge et les mareyeurs empruntaient la voie pour venir vendre leurs poissons aux Halles.

Avec le Marais à proximité et le quartier latin, Montorgueil est l’un des rares quartiers anciens de Paris. Subsitent des ruelles étroites, des immeubles de faibles hauteurs, des façades en guingois et autres habitations qui conservent pour certaines de belles charpentes anciennes et autres tomettes d’époque.

Aujourd’hui le quartier est idéal pour venir flâner en journée, se ravitailler en produits de qualité, faire du shopping dans les commerces branchés et bien sûr faire une halte à déjeuner ou terminer par un diner au Bouï-Bouï.

Le restaurant est directement issu de cette tradition gastronomique populaire et de qualité du quartier.

(Claude Monet, Rue Montorgueil, Paris, 1878. Huile sur toile. Musée d'Orsay, Paris)

Le Quartier Montorgueil

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